Il y a
peu j'ai eu une révélation. En relisant le dossier de mes différents textes, pour voir si je ne pouvais pas tricher en ne faisant qu'un copier-coller, je me suis rendu compte que la plupart des
textes que j'avais écris étaient des histoires d'amour. Je courrai donc rapidement consulter mon psy (mon chat me fait des réductions =o ) qui me conseilla d'écrire un texte tranchant
foncièrement avec les histoires habituelles, je lui répondis que c'était une très bonne idée et que je dirais même qu'elle était de moi. Bref ça donne ceci : The Gun Pointed At the Head of the
Universe, une petite nouvelle de SF en deux parties. ah et petit détail, dans mes textes vous risquez de trouver un nom qui revient souvent : Adam, ne vous inquiétez pas et ne cherchez pas de
messages codés révélant l'emplacement de la tombe du Christ dans mes textes c'est juste que j'apprécie ce prénom. Sur ce, bonne lecture !De tout temps l'Homme a fait la guerre. Contre lui-même dans un premier temps puis lorsque cela ne l'amusa plus il déclara la guerre aux différentes espèces vivant sur la même terre que lui. Ensuite quand il en eut fini il décida que guerroyer sur une seule planète ne lui était pas suffisant, il partit donc à la conquête de l'espace cherchant sans cesse une autre espèce à massacrer. Un autre adversaire qui lui permettrait de repousser plus loin encore les limites de son génie barbare. Cependant il ne trouva pas ce qu'il cherchait, sa croisade se révéla vaine et tout les préparatifs guerriers faits n'eurent plus de raison d'être. Alors l'Homme sombra définitivement dans la folie. Chaque planète se déclara indépendante l'une de l'autre. L'ami d'hier vous poignardait une fois que vous lui aviez tourné le dos. Le fils affrontait le père et le grand-père achevait le vainqueur. Contre toutes attentes tous les hommes ne succombèrent et quelques-uns gardèrent leur raison en opposition à leurs semblables. Ceux-ci furent appelés "Les Illuminés", ce n'était qu'un petit groupe d'une quinzaine de membres. Agissant à l'instar d'un groupe terroriste, il prévoyait des attaques précises sur des objectifs importants, ils frappaient sans distinction quelques planètes ou alliances que ce soit.
Cependant, si l'Homme ne trouva pas une espèce vivante contre laquelle se battre, il découvrit des ruines sur
quelques-unes des planètes qu'il avait visitées. Ces vestiges furent étudiés par les savants, savants de peu de choses en vérité, il avaient en effet pour tâche de rechercher des technologies et
armes permettant à leur camp de l'emporter.La dernière page du grand livre de histoire de l'Humanité commence sur une de ces planètes, celle qui s'appelait Octavia Prime pour être
précis...
• Les passagers du Point Break sont priés de s'accrocher nous allons nous faire prendre en chasse selon les ordres de notre bienveillant chef ! - Lança la voix mordante du pilote, à
travers les hauts-parleurs du vaisseau.
• Ta gueule Eddy !- Grogna le chef en question, Adam Cloud, en s'accrochant aux barres fixées le long des coursives du point Break. ce détail avait été décidé après que de nouveaux
membres, encore peu habitués aux mouvements de l'engin, se soient brisés la nuque lors d'un combat spatial. Cependant il fallait avouer que connaissant les techniques de pilotage d'Eddy
Sond, le pilote, ces gardes-fous servaient à tous. Finalement le Adam arriva jusqu'à son siège et s'y installa, sanglant brutalement la double ceinture de son fauteuil
de saut. Autour de lui étaient déjà assis et attachés les membres de son équipe : Cena, sa femme, la chargée des communications, Mike, le sniper, John, le chargé de la sécurité et
Marc, le second pilote, et frère d'Eddy.
• Où est Havoc ? -Au moment où Adam terminait sa phrase un violent juron suivit d'un bruit de métal résonna dans le couloir d'où il venait d'arriver. Peu de temps après surgit un homme
de grande taille, la peau brune tannée par le soleil, il portait des lunettes de soleil opaques sur le nez et était engoncé dans une tenue sombre, renforcée au coudes et aux genoux par des
plaques de métal. Ce devait être ces plaques qui avaient produit le son précédent lorsqu'elle étaient entrées en collision avec une des parois du couloir, cette hypothèse étant
renforcée par une importante bosse qui était entrain de se former sur le crâne chauve de l'artilleur. Ce-dernier s'installa en maugréant tandis qu'autour de lui ses compagnons cachaient
difficilement leurs sourires.
Cependant, quelques instants plus tard il n'était plus temps de rire car le Point Break approchait du point de largage. Adam jeta un coup d'oeil alentour pour vérifier que son
équipe était au grand complet . il finit par croiser les yeux de Cena qui lui envoyait un regard de confiance mêlée de tendresse. Un moment distrait de sa tâche il se perdit dans ces
yeux qu'il avait un jour dit être plus profond et plus bleus, que les eaux de l'antique Terra. Un choc plus violent que les autres l'arracha à sa contemplation. Revenant
rapidement à la réalité il vérifia une dernière fois son équipement, la position du vaisseau par rapport au point de largage et enclencha le saut...
Marcerri tira une bouffée à son cigare, il avait en charge les installations du clans Julii sur la petite planète-vestige d'Octavia Prime. Une tâche somme toute assez simple, il devait surveiller
que les quelques scientifiques pâlots envoyés sur place terminent leur recherches tandis que son détachement de soldats assuraient leur protection. Il n'avait jamais aimé ces choses faibles et
craintives qu'étaient les savants du clan, il était un soldat pas une nounou et ne comprenait pas ce que lui et ses hommes venaient faire sur cette îlot perdu dans un coin de l'univers, loin du
front. On ne l'avait pas mis au courant de ce qu'ils étaient venus chercher ici et il n'avait pas voulu en savoir plus. On lui avait confié une mission ça lui suffisait amplement. De plus, depuis
maintenant deux semaines qu'ils avaient débarqués sur la planète les chercheurs n'avaient rien trouvé. Une analyse et un scan avait pourtant mis à jour la présence de ruines antiques
mais une fois arrivés sur place, il avait était impossible d'ouvrir les portes qui scellaient l'entrée de ces sanctuaires. Perdu dans ces souvenirs, Marcerri se brûla le bout des doigts avec
son cigare. Il poussa un juron et envoya au loin le megot encore allumé. C'est alors que sa radio se mit à grésiller, elle donnait le code d'un de ses hommes mais ce fut la voix d'un des
scientifiques qui retentit :
• Quelqu'un ? A l'aide ! Est-ce que quelqu'un m'entend ?
• Oui. Qui êtes vous et pourquoi utilisez-vous la radio d'un de mes hommes ?
• Je suis le Scientifique Nathan Campbell, l'homme à qui appartenait cette radio est mort, Monsieur.
• Mort ?! Mais que...
• Et je le serai aussi bientôt si vous ne venez pas, avec tous les hommes disponibles, aux portes !
• Bien, mais expliquez moi ce qu'il s'est passé !
• Nous avons réussi ! Nous avons ouvert les portes ! Et ce en fut que notre première erreur...