Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Présentation

Recommander

Catégories

Lundi 27 avril 2009 1 27 /04 /Avr /2009 12:05



Alors petit détail, maintenant, pour chaque texte que je posterais j'essaierais de vous passer un morceau qui colle à l'ambiance. Voilà, bonne écoute et bonne lecture ! ^^
-----------------------------------------------------------

"L'Homme a de tous temps cherché à domestiquer notre planète. Inventant toujours, progressant toujours, hâtant sa fin. Mais un jour il déclencha la Fin du Monde. Les armes qu'il avait lui-même créées se retournèrent contre lui, les neuf dixièmes de la population mondiale furent annihilés. La Nature reprit alors ses droits et un hiver éternel souffla sur la Terre. Les hommes, ne pouvant survivre à ces températures extrêmes s'enfermèrent dans des dômes de verre et d'acier ravitaillés par des trains reliant les villes-ruches entre elles. Mais ainsi les réserves de nourriture n'allaient pas durer éternellement, étant dans l'impossibilité de produire de quoi subvenir à leur besoin ils commencèrent à ce voler les uns-les-autres et à laisser libre cours à leur plus bas instincts. Cependant une légende subsiste disant que lorsque l'Heure de la Fin du Monde aura sonné un paradis apparaîtra quelque part, un paradis que seul les loups pourront trouver. Cependant l'union d'un loup blanc et d'une fleur de nuit détruirai le monde tel qu'il est."
- Qu'est-ce que tu viens nous emmerder avec tes loups vieillard ? L'espèce a disparu voilà près de deux cent ans !
Devant la violence de l'ivrogne qui l'avait interpellé le vieil homme se rassit. Peut de temps après l'alcoolique sombra dans un coma au moins en partie éthylique. Dehors le vent soufflait, même à l'intérieur de la bulle, ce qui signifiait qu'à moins qu'ils ne prennent le prochain train la plupart des êtres vivants ici présents étaient condamnés. Cependant, un homme avançait au milieu de la rue déserte et poussiéreuse, il avançait à grand pas comme si le froid et la neige n'avaient pas d'emprise sur lui. Sa démarche et son port le distinguait des autres déchets vivant dans la rue tout autour, cela était dû à sa manière de marcher qui rappelait plus celle d'un fauve que celle d'un être humain peut-être... Ou bien cette façon qu'il avait de humer l'air, quoique ce n'était peut-être qu'une impression... Soudain alors qu'il passait près d'une flaque, une des loques humaines à côté pris peur et recula encore plus contre le mur, dans le caniveau. Elle aurait juré avoir vu une bête sauvage se refléter dans le miroir liquide...
Hana courait à travers les couloirs faits d'acier du Bloc 0. Elle entendait leurs pas résonner derrière elle, ils se rapprochaient. Ils ne la rebrancheraient pas à cette machine, il n'en était pas question, eux ils ne connaissaient pas la douleur que représentait cette connexion. La sortie, enfin ! Elle se précipita à l'extérieur simplement vêtue d'une veste médicale blanche.
L'odeur de la mort et du désespoir planait sur cette ville, il pouvait les sentir au fur et à mesure qu'il avançait dans les rues froides et encombrées. Alors qu'il venait de prendre une nouvelle ruelle tangente à celle dans laquelle il évoluait jusqu'à présent, une jeune femme au cheveux noirs vint le percuter. Lui ne fit que quelques pas en arrière et se contenta de jeter un regard surpris sur la forme qui venait de faire quelques mètres avant de s'étaler au sol. Elle se releva rapidement jeta un regard effrayé en arrière et se tourna vers Kiba. Alors, sont regard effrayé changea du tout au tout, elle se mit à dévisager l'homme qui se trouvait en face d'elle comme si elle l'avait toujours connu. Elle se sentait bien, en confiance en quelque sorte. Kiba la regardait, surpris, lui aussi avait l'impression de connaître la personne qui lui faisait face, c'était un instinct plutôt qu'une impression reposant sur des bases solides et tangibles. La jeune femme, le teint très pâle, des yeux mauves assez rares  le regardant sans peur ni surprise aucune, dégageait un parfum enivrant qui à lui seul masquait la puanteur de la cité alentour. Leurs regards se croisèrent, chacun essayant de deviner les pensées et la personnalité de l'autre. Cet échange silencieux fut interrompu lorsque deux hommes vêtus de costumes noirs arrivèrent. Hana se réfugia derrière Kiba . Celui-ci ne dit pas un mot se contentant de regarder férocement les deux sbires qui venaient de s'arrêter.
"Rends-nous le cobaye et tout ira bien, nous repartirons avec elle et tu pourras aller crever ailleurs." Lança le plus grand.
Kiba ne broncha pas, suivant juste les mouvements nerveux des hommes en face. Pourquoi allait-il protéger cette fille ? Il ne le savait pas lui-même, toujours est-il qu'il était décidé à le faire. 
Celui qui l'avait interpellé se précipita vers lui, matraque en avant. D'un mouvement de hanches, l'homme aux cheveux blancs dévia l'attaque et envoya son assaillant se briser la nuque contre un mur proche.  le second attaquant, effrayé, préféra s'enfuir après quelques hésitations. Pour la première fois depuis qu'il s'étaient rencontrés Kiba adressa la parole à Hana.
"Que te voulaient ces types ?"
Le ton était celui, dur et froid de quelqu'un qui n'a pas l'habitude de parler et qui quand il le fait s'attend à ce que l'on réponde à ses questions.  la jeune femme, impressionné par les capacités martiales de son protecteur se contenta de le dévisager, partagée entre l'admiration et la peur. Voyant que l'homme commençait à s'impatienter, elle avala sa salive avec difficulté et voulut commencer son récit :
"Je vous préviens ça va être une longue histoire...
- Eh bien dans ce cas ne commencez pas. nous sommes beaucoup trop exposés ici. Venez."
Il la conduisit à travers le labyrinthe de ruelles grises et inertes avec la facilité de quelqu'un qui n'a de tout temps connu que cette organisation. Finalement ils arrivèrent dans un petit appartement du centre-ville. Kiba fit entrer Hana et la suivit de peu. Il s'installa à une chaise devant une petite table rectangulaire et tira une chaise en face de lui pour que celle qu'il avait sauvée s'installe. Elle regardait autour d'elle avec attention notant chaque détail qui composait la pièce faiblement meublée et faiblement éclairée. Un frigo, la table est trois chaises composaient la cuisine.  L'homme qui lui faisait face était de grande taille, avec son visage fin tellement différent de ceux auxquels elle avait été habitués lorsqu'elle était retenue il semblait eh bien... séduisant. Ses cheveux blancs comme neige marquaient une certaine excentricité qui le faisait encore plus ressortir par rapport au commun des mortels qui agonisait dans le caniveau au bas de l'immeuble dans lequel ils étaient. Et puis il y avait aussi cette impression étrange qu'elle l'avait déjà rencontré alors qu'elle avait toujours été maintenue à l'intérieur du Bloc 0. Kiba quand à lui l'observait avec une froideur qui lui semblait naturelle  mais ses yeux trahissaient une curiosité difficilement masquée. Lui aussi croyait la connaître pourtant ce parfum.... elle dégageait un parfum entêtant, oppressant qui mettait ses sens en ébullition. N'en tenant plus il se leva brusquement, renversant presque sa chaise, et alla ouvrir une fenêtre, il inspira une grande bouffée d'air et vint se rasseoir, calmé. 
"Alors cette histoire ?
- J'espèreque vous aimez les histoires longues, celle-ci commence il ya près de deux cent ans...
Par Ireilas - Publié dans : Histoires
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus