Mardi 2 décembre 2008
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19:00
II. Révélations
Une douleur. Comme une pulsation. Bon sang, quel mal de crâne. Hiro rouvrit les yeux, il était dans une pièce
plongée dans les ténébres à l'exception d'une grille d'où provenait la seule source de lumière. Il tenta de se mettre debout mais la douleur qui battait dans ses tempes l'en empêcha et il s'écroula
au sol dans un grognement de douleur. Son ouie surdéveloppée capta alors un son qu'il n'avait pas entendu alors t'en il était concentré sur la douleur qui lui martelait le crâne. Le son venait
d'une petite forme étendu dans un coin de la cellule, du moins c'est ce qu'il croyait voir. Lorsqu'il s'approcha pour toucher la forme celle-ci se retracta en poussant un gémissement.
*Bien c'est une fille, je vais tenter d'engager la conversation.* pensa Hiro en soupirant.
"Bonjour je m'appelle Hiro y faut pas que tu ais peur je suis un gentil moi."
Le silence lui répondit, un silence qui fut soudain troublé par des sons de voix venant de l'extérieur. Encore sous le coup de la douleur Hiro avança à quatre pattes jusqu'à la porte, tandis que la
demoiselle avec qui il partageait sa cellule tentait d'étouffer ses sanglots toute tremblante qu'elle était il lui subsitait un reste de fierté. Il réussit à se hisser jusqu'à la grille pour voir
ce qui se passait à l'extérieur. De sa position il voyait celui qui devait être le gardien affalé sur un siège et qui regardait une télévision vieille et en mauvais état. Son ouie lui permit
d'entendre ce que disait le petit bonhomme qui remuait sans cesse devant l'estrade.
"Nous avons à ce jour capturé la quasi-totalité des mutants qui menacaient la vie des honnêtes citoyens que vous êtes et les derniers sont sur le point de l'être. Ces êtres impurs ont été jugés
indignes par le Grand Arceus et ne feront pas partis des Elus tels que nous. Et bientôt Arceus viendra, et nous emmenera nous ceux qui ont su resistés à la dernière épreuve qu'il nous a
envoyé."
Hiro se laissa glisser le long de la paroi. Ainsi il était un paria, un rebut de la société ? Il ne s'était pas attendu à ça, pour lui c'était un honneur d'avoir ces talents tirés des pokémons cela
renforcait les liens de l'Humanité avec ses frères les Pokémons. Soudain comme si un charme avait été rompu sa compagne dans l'emprisonnement se mit à parler.
"Sarah. Moi c'est Sarah toi c'est Hiro c'est ça ? dit-elle d'unhe voix entrecoupée de restes de sanglot.
- Oui c'est ça. Sa voix lui semblait pathétique et elle devait l'être car Sarah vint ce placer près de lui pour le réchauffer dans les froides ténébres de la prison.
Hiro la sentis plus qu'il ne la vit se tourner vers lui et lui demander en chuchotant :
- C'est quoi ton pouvoir à toi ? moi c'est ce qu'on appelle de la pyromancie dans les romans. Regarde.
Du bout de ses doigts une flamme apparut qui dévoila un visage à noble à l'ossature fine elle devait être belle du moins c'est ce qu'Hiro en déduis dans la pénombre à peine éclairée par la flamme
de l'adolescente à ses côtés. Mais pour l'instants ses yeux étaient rougis d'avoir trop pleurés et ses traits tirés par le manque de sommeil.
- Moi je suis un peu comme un chien, mes sens sont aiguisés, mon ouie et mon odorat ainsi que mes canines qui sont plus longues et plus tranchantes que celles d'humains normaux.
- D'accord, maintenant tâchons de dormir pour conserver nos forces.
- Oui tu as raison. Bonne nuit, Sarah.
- Bonne nuit Hiro tu en auras besoin."
III.Où un interrogatoire est fait et où l'on trouve des réponses...
A son réveil, Hiro découvrit que Sarah n'était plus là. Il
fit plusieurs dizaines de fois le tour de la pièce cherchant sa compagne de cellule mais il ne découvrit rien. Ses sens surdéveloppés l'avaient bien averti de la présence d'une nouvelle odeur qui
était apparu durant la nuit mais ils étaient encore trop neufs et lui trop engoncé dans son humanité pour que cela déclenche une quelconque réaction. Maintenant il était trop tard. Au bout d'un
certain temps passé à se morfondre dans un coin de sa prison, la porte s'ouvrit. Tout d'abord aveuglé par l'éclat insoutenable qui émanait du dehors il crut se retrouver face au soleil même. On lui
plaça des bracelets magnétiques aux bras et aux pieds de tel sorte qu'il y avait juste assez de jeu pour qu'il puisse marcher à peu près normalement ; on le poussa sans ménagement vers cet
extérieur plein de lumière.
Au fur et à mesure de son avancée forcée, ses yeux s'adaptèrent à la luminosité ambiante et il découvrit que les murs étaient d'un blancs immaculés et reflétaient les néons suspendus au plafond, ce
qui avait provoqué son aveuglement. Alors qu'il sortait de ce qui lui sembla être le poste de garde
il aperçu un garde affalé sur une chaise, occupé à regarder la télé. On pouvait y voir un reportage de journalistes de Féli-Télé :
Le champion d'arène de Jadielle, Giovanni, représentant de Kanto s'apprête à faire un discours.
« Mes chers concitoyens, j'ai le malheur de vous annoncer que notre réalité se déforme en ces temps funestes. En effet, plusieurs de nos enfants, se sont vus souillés par l'influence
corruptrice de la Lune maudite qui plane en notre ciel ! Notre Futur même a été empoisonné par cette infamie mais nous qui avons su résisté devons nous montrer braves face à l'horreur qui nous
attends, Nous devons survivre envers et contre tous à cette malédiction et ne pas hésiter à faire des choix difficiles : si l'un des enfants du voisinage, ou même le vôtre est atteint de cette
maladie n'hésitez pas à le dénoncer à la Milice, ainsi vous lui viendrez en aide car il sera amené dans un de nos centres où il pourra être soigné. Et au vu de la gravité de la situation je me vois
dans l'obligation de faire appliquer la loi martiale et de faire fermer les frontières du pays. Quant tous les malades auront été guéris nous pourrons recommencer à vivre ! »
Sur ce on emmena Hiro dans une petite pièce sans ouverture autre que par la porte par laquelle il entra elle avait pour tout meuble une table en acier qui semblait assez vieille mais toujours
solide, et deux chaises. On le fit s'installer sur l'une d'elles à laquelle on l'attacha puis on le laissa seul pendant ce qui lui parut une éternité. A la fin de cette éternité un homme entre deux
âges entra, traînant derrière lui un chariot surchargé, encombré de seringues et de divers instruments à l'aspect aussi effrayant et tranchant que ne l'était le visage de leur utilisateur. A partir
de cette instant les visites dans cette salle furent régulières, elles duraient des heures, des jours peut-être pendant les quelles l'homme au visage aquilin torturait Hiro pour lui extirper des
informations qu'il ne possédait pas ou, plus régulièrement en ne lui demandant rien, dans le seul but de le faire souffrir encore et encore, Les rares moments de répits dont bénéficiait le
supplicié étaient ceux qu'il passait à hurler de douleur quand on le ramenait enfin dans sa cellule. Hiro décida d'enfermer sa dignité et tout ce qui avait fait de lui un être humain dans une part
de son esprit qu'il scella et dont il garda précieusement la clé en attendant qu'un jour le calvaire ne se termine.